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Droits des femmes

Des politiques étrangères « féministes » qui manquent parfois de cohérence

Coralie Vos Coralie Vos 1er mars 2021

Dans un contexte international à la traîne où s’exprime le rejet à l’encontre des droits des femmes et des filles, certains États ont adopté des politiques étrangères féministes. En 2014, la Suède a lancé le mouvement, suivie par le Canada, la France, le Luxembourg et le Mexique entre 2017 et 2020. Que contiennent ces nouvelles initiatives ? Quels sont leurs points communs et les critiques qui leur sont le plus fréquemment adressées ?

Jusqu’à très récemment, les États et les institutions internationales ont peu mobilisé la notion de féminisme bien qu’ils s’engagent pour l’égalité des sexes égalité des sexes
égalité de genre
depuis plusieurs décennies. Dans un contexte international à la traîne et de plus en plus empreint de rejet [1] à l’encontre des droits des femmes et des filles, certains États se revendiquent du féminisme dans leurs relations internationales. La Suède a ainsi adopté la première politique étrangère féministe en 2014. En quelques années seulement, elle a été suivie par d’autres pays dont le Canada, la France, le Luxembourg et le Mexique.

Chaque pays a sa propre interprétation de ce qu’est une politique étrangère féministe, mais une analyse comparative [2] réalisée début 2020 par l’International Women’s Development Agency (IWDA), met en évidence qu’elles concernent toutes aussi bien l’action externe des agences concernées que leurs politiques et pratiques internes. Elles sont toutes définies en termes de droits humains et beaucoup font spécifiquement référence aux engagements et traités internationaux en la matière. Quelques politiques prennent aussi des engagements financiers en matière d’aide publique au développement coopération au développement
aide publique au développement
aide au développement
, et/ou fixent des objectifs de résultats et de dépenses pour les activités liées à l’égalité de genre.

La Suède comme pionnière

En 2014, la Suède adoptait la première politique étrangère féministe au monde, sous l’égide de sa ministre des Affaires étrangères, Margot Wallstrom. Cette politique s’articule autour de 3 R : « Rights, Resources and Representation » [3]. En 2018, le gouvernement suédois dans son ensemble s’est déclaré féministe [4]. Le cadre actuel de la politique étrangère féministe suédoise couvre les politiques de sécurité nationale et étrangère, la coopération au développement, ainsi que la politique commerciale et de promotion nationale. En décembre 2019, la ministre du Commerce extérieur a ainsi communiqué ses priorités politiques pour une politique commerciale féministe [5]. L’égalité de genre est comprise comme à la fois un objectif prioritaire à part entière et un outil pour faire progresser d’autres priorités en matière de politique étrangère.

La Suède publie chaque année le plan d’action mis à jour de son service extérieur pour une politique étrangère féministe, y compris les orientations et les mesures pour l’année en cours [6]. Le plan d’action 2018-2022 est financé à hauteur de 100 millions d’euros. En 2017, après 3 ans de politique étrangère féministe, la Suède a publié un document reprenant des exemples d’initiatives politiques mises en œuvre sur la base des objectifs de son plan d’action [7]. Elle s’est ainsi efforcée d’intégrer le genre dans l’Accord de Paris Accord de Paris sur le climat lors de la COP21. Dans le contexte de cette COP, elle a soutenu la mise en place de l’Appel mondial des femmes pour la justice climatique Justice climatique . Il s’agissait d’une campagne mondiale organisée par un groupement d’organisations féministes et de défense des droits des femmes de diverses régions du monde.

Cependant, la Suède se retrouve régulièrement sous le feu des critiques pour son commerce d’armes vers des pays impliqués dans des conflits, comme les Émirats arabes unis impliqués dans la guerre au Yémen, ou des régimes non démocratiques comme l’Arabie Saoudite où les femmes sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux [8]. En effet, ceci est en contradiction flagrante avec un de ses engagements phares : l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité », qui vise à renforcer l’influence et la participation des femmes dans les processus de paix et d’œuvrer à la protection des filles et des femmes contre tous les types de violence armée.

Outre les critiques liées aux ventes d’armes, la plate-forme Concord Suède [9] relevait en 2017 que le durcissement de la politique migratoire suédoise de 2016 s’inscrit en porte-à-faux avec la décision d’inscrire le renforcement des droits humains des femmes et des filles réfugiées et migrantes comme domaine prioritaire du plan d’action de la politique étrangère suédoise en 2017. L’ONG dénonce également l’approbation par la Suède en 2017 du programme de coopération en matière de migration de l’UE avec la Libye dans le but d’empêcher les migrants et les réfugiés de se rendre en Europe via la Libye, alors même que cette coopération risque de contribuer aux graves violations des droits humains des migrants et migrantes, telles que la torture, la violence sexuelle et sexiste, les enlèvements et la traite avec la complicité des autorités libyennes [10].

Le Canada et sa politique d’aide féministe

En 2017, le Canada suivait en partie l’exemple de la Suède en adoptant une Politique d’assistance internationale féministe [11] dont le champ est cependant plus restreint. La politique canadienne se concentre sur l’aide au développement et n’inclut pas la diplomatie, la défense ni le commerce. À l’instar de la Suède, le Canada a lancé sa nouvelle politique avec une proposition de budget allouant de nouvelles ressources à l’aide publique au développement. Le Canada s’est engagé à intégrer le genre dans 95 % de son aide bilatérale pour 2021-2022. Entre 2016 et 2017, la proportion d’aide internationale canadienne ayant comme objectif principal l’égalité des genres est passée de 2,4 % à 6,5 %, avant d’atteindre 15 % en 2021-2022 [12].

Le gouvernement canadien a développé une trousse à outils pour l’égalité des genres dans les projets d’aide internationale [13]. Celle-ci reprend une petite quinzaine d’outils pour intégrer le genre depuis la conception des projets jusqu’à leur mise en œuvre, en passant par le suivi et l’évaluation. Le Canada recommande dans ce cadre de travailler étroitement avec des parties prenantes qui font la promotion des droits des femmes, y compris les organisations locales de femmes. Les apports des organisations des droits des femmes et des mouvements féministes en matière de protection des droits humains, de l’égalité des sexes et de développement durable sont incontestables. Pourtant, ces groupes sont largement sous-financés et manquent donc des ressources adéquates pour atteindre leurs objectifs [14].

En réponse au sous-financement chronique des organisations de défense des droits des femmes et des mouvements féministes, le Canada a lancé en mai 2018 le Fonds Egalité, un partenariat afin de mobiliser des ressources en vue du financement durable et prévisible des organisations et mouvements de femmes dans les pays en développement. Le Canada s’est engagé à y investir jusqu’à 300 millions de dollars [15]. Ce modèle de financement se trouverait renforcé par le fait d’accorder la gestion de ce type de fonds aux organisations de défense des droits des femmes, par opposition aux entreprises et fondations privées. Cela mettrait également les gouvernements et autres acteurs qui y contribueraient en relation avec des organisations féministes solides [16].

Néanmoins, le gouvernement canadien essuie au même titre que la Suède des critiques en termes de cohérence de ses politiques. Le Canada est lui aussi un exportateur d’armes vers des pays impliqués dans des conflits ou peu respectueux des droits humains [17]. Il soutient des mégaprojets miniers et d’extraction des ressources avec d’importantes conséquences pour l’environnement et les peuples autochtones [18]. La situation des femmes autochtones y fait aussi beaucoup débat, au vu du taux de féminicide six fois plus élevé que pour les femmes n’appartenant pas aux groupes autochtones [19]. Par ailleurs, la politique d’assistance internationale féministe du Canada semble instrumentaliser l’égalité et les droits des femmes et des filles, afin d’atteindre d’autres objectifs de la politique étrangère – le développement économique, la paix et la sécurité, ou l’éradication de la pauvreté – plutôt que comme un objectif à part entière. Elle est également perçue comme une manière d’intégrer les intérêts privés dans la politique de coopération au développement du pays. Les critiques relèvent que son écriture donne une forte impression d’aide orientée par les donateurs [20].

La diplomatie féministe de la France

En 2018, la France actualisait sa Stratégie internationale pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour la période 2018-2022 et adoptait dans ce cadre une diplomatie féministe [21]. Les engagements pris par la France dans le cadre de sa diplomatie féministe sont plus généraux que dans le cas de la Suède ou du Canada. Elle déclare intégrer l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les problématiques de son plaidoyer international et promouvoir une politique volontariste en interne au ministère des Affaires étrangères. Enfin, elle s’est donné comme objectif pour 2022 l’affectation de 50% de son aide publique au développement à des projets ayant pour objectif significatif ou principal l’égalité femmes-hommes. Il s’agit cependant d’un report d’échéance puisqu’elle s’était d’abord donné cet objectif pour 2017 [22].

Toutefois, en parallèle de la diplomatie féministe, les mouvements féministes français continuent de dénoncer les féminicides et l’inadéquation des moyens mis à disposition pour lutter contre les violences faites aux femmes [23]. De plus, Coordination SUD, la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale, considère que la France ne peut pas se prévaloir d’une diplomatie féministe bien qu’elle porte politiquement les droits des femmes sur la scène internationale. Coordination SUD estime que la France peine encore à pleinement intégrer l’égalité femmes-hommes dans l’ensemble de sa politique étrangère et manque de financements propres et adéquats pour réellement refléter une approche féministe [24]. De plus, la France peine à convaincre de son engagement à renforcer la participation de la société civile et des associations défendant l’égalité femmes-hommes. Enfin, malgré l’annonce en février 2019 [25] par Emmanuel Macron de la création d’un fonds destiné aux mouvements féministes, un an après les organisations féministes attendaient toujours sa mise en place [26]. En juillet 2020, soit près d’un an et demi après son annonce, le premier appel à projet a finalement été lancé par l’agence française de développement [27].

Les initiatives du Luxembourg et du Mexique

Début décembre 2018, le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg se donnait pour but de poursuivre une politique étrangère féministe, via son accord de coalition [28]. La Déclaration de politique étrangère présentée par le ministre des Affaires étrangères et européennes en mars 2019 offre plus détails sur les prémices de son opérationnalisation. A la lecture de ce document, le Grand-Duché de Luxembourg définit la politique étrangère féministe comme une politique qui reconnaît les droits des femmes comme des droits humains, et défend systématiquement les droits des femmes et des filles.

Le Luxembourg s’engage principalement pour l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité », notamment en adoptant un plan d’action national en juillet 2018, et pour les droits sexuels et reproductifs par son implication dans She Decides [29]. Cette campagne a été lancée en 2017 par les Pays-Bas afin d’atténuer les effets de la perte de financements américains pour les organisations fournissant des avortements sûrs ou de l’information en matière d’avortement. Aujourd’hui, il s’agit davantage de porter un discours positif sur ce droit fondamental et de financer des initiatives qui permettent de le faire progresser. Le Luxembourg prête également attention à l’intégration du genre dans les ressources humaines de son Ministère des Affaires étrangères. Depuis l’annonce de son engagement en faveur d’une politique étrangère féministe, le Luxembourg n’a pas encore mis à jour sa stratégie de coopération au développement, mais celle-ci incluait déjà le genre de manière transversale, tout comme les droits humains et la durabilité environnementale, ainsi que « l’amélioration de l’intégration socio-économique des femmes et des jeunes » parmi ses quatre objectifs principaux [30].

En septembre 2019, le Mexique annonçait à son tour construire une politique étrangère féministe, officiellement adoptée en janvier 2020. Il s’agit du premier pays d’Amérique latine à le faire [31]. Cet engagement s’articule autour des droits humains et implique l’intégration d’une dimension de genre dans tous les domaines de la politique étrangère. La politique mexicaine repose sur cinq principes : une politique étrangère avec une perspective de genre et un programme féministe à l’étranger ; la parité des sexes au sein du Ministère des Affaires étrangères ; un Ministère des Affaires étrangères sans violence et sûr pour toutes et tous ; une égalité visible des femmes au sein de l’institution ; le féminisme dans tous les domaines d’action du ministère des Affaires étrangères.

En outre, la politique du Mexique inclut les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles, et trans). Elle indique donner la priorité aux « questions que d’autres ne considèrent pas comme prioritaires, telles que la santé et les droits sexuels et reproductifs, ainsi que le changement climatique ». Le plan prévoit plusieurs mesures que le gouvernement prendra pour atteindre chaque objectif, y compris un calendrier de réalisation. Au vu de l’ampleur des défis qui existent encore au Mexique pour l’égalité de genre, particulièrement sur la question des violences domestiques et des féminicides, il est intéressant de noter que la question des violences au sein du ministère n’a pas été éludée.

Des efforts conjoints pour un renforcement des alliances politiques pour les droits des femmes et des filles

Au vu de l’orientation politique féministe adoptée par ces pays, il n’est pas surprenant de les voir s’allier sur la scène internationale entre eux, mais aussi avec d’autres qui poursuivent le même agenda sans pour autant déclarer mener des affaires étrangères féministes comme les Pays-Bas, la Finlande, le Danemark, la Suisse, la Belgique ou la Nouvelle-Zélande. Ainsi, la dynamique « SheDecides », lancée en 2017 par les Pays-Bas pour défendre le droit des filles et des femmes de décider librement et pour elles-mêmes de leur vie sexuelle et soutenue par la Belgique, a rencontré un succès très rapide. L’impulsion première était d’atténuer les effets de la décision de Donald Trump de ne plus financer les ONG situées en dehors des États-Unis si elles fournissent des avortements sûrs ou des informations sur l’avortement.

Un autre exemple de l’intérêt accru des gouvernements pour la question du genre est l’inscription de cette question à l’agenda du G7 sous l’impulsion du Canada en 2018. Le Premier ministre Justin Trudeau a mis en place le Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes durant la présidence canadienne du G7. Le Président de la République française, Emmanuel Macron, a poursuivi ces efforts et renouvelé ses membres et son mandat. À Biarritz en aout 2019, les chefs d’État et de gouvernement ont adopté une déclaration sur l’égalité entre les femmes et les hommes et l’autonomisation des femmes. Ils souhaitent créer une coalition mondiale déterminée à parvenir à la pleine autonomisation des filles et des femmes partout dans le monde. Le Forum génération égalité, qui devait se tenir les 7 et 8 mai 2020 au Mexique et du 7 au 10 juillet 2020 en France, mais qui a été reporté en raison du coronavirus Covid-19
Coronavirus
covid-19
coronavirus
devrait être l’occasion pour les membres du G7 de clarifier leurs engagements concrets. Ce Forum aura finalement lieu de manière virtuelle au premier semestre 2021.

Le plaidoyer commun du Mexique et du Canada envers les États-Unis, visant à intégrer une dimension de genre dans le nouvel accord commercial, conclu fin novembre 2018 pour remplacer l’Alena, constitue un autre exemple de coopération entre pays. Cet accord comprend notamment des obligations sur l’élimination de la discrimination en matière d’emploi fondée sur le sexe. Cependant, la conclusion même de ce type d’accord peut être critiquée dans une perspective féministe en interrogeant la manière dont les personnes les plus vulnérables sont affectées. Ainsi, nombre de Mexicains et Mexicaines sont contraints par leur situation économique à quitter leur pays pour les États-Unis ou le Canada où les attendent soit des contrats temporaires, précaires et peu rémunérés, soit une plongée dans le travail clandestin. Le racisme et les mauvais traitements subis par ces femmes et hommes considérés avant tout comme de la main-d’œuvre bon marché restent très souvent absents des considérations commerciales [32].
Enfin, un dernier exemple : en mai 2020, 58 pays parmi lesquels les 5 pays qui ont adopté une politique étrangère féministe, ainsi que la Belgique, publiaient une déclaration commune pour la protection de la santé et des droits sexuels et reproductifs et la promotion de l’égalité des genres pendant la crise de la COVID-19 [33]. Le contenu de cette déclaration illustre une communication proactive sur les droits humains des femmes et des filles, et fait écho aux recommandations issues de la société civile féministe [34] et des institutions et organes d’avis sur le genre [35].

Conclusion

Les politiques étrangères féministes sont relativement récentes. Seuls quelques pays ont pris cette direction depuis 2014, et le Mexique est actuellement le seul pays du Sud à l’avoir fait. Les politiques étrangères féministes présentent des nuances d’un pays à l’autre et il n’existe pas aujourd’hui de définition unique. D’un pays à l’autre, les intentions peuvent varier. Le passage du temps permettra d’étudier la mise en œuvre concrète des politiques étrangères féministes adoptées ces dernières années, mais des critiques se font déjà entendre sur le plan de la cohérence ou des risques d’instrumentalisation du « féminisme ».

L’émergence des politiques étrangères féministes constitue un moment unique des relations internationales. La société civile dispose d’une rare occasion de participer dès les premières heures à l’élaboration de ces politiques et d’influencer l’agenda des pays susceptibles de rejoindre le mouvement. Son rôle et ses contributions, en particulier celles des organisations de promotion et de défense des droits des femmes au niveau national et au niveau du contexte d’intervention, sont cruciales pour garantir que les politiques étrangères féministes n’en aient pas que le nom, évaluer la portée des changements réels et atténuer les risques.

Des ONG internationales et nationales stimulent les échanges en vue de l’adoption de telles politiques par d’autres États. C’est le cas par exemple aux États-Unis où, dans le contexte des élections présidentielles de fin 2020, l’International Center for Research on Women a plaidé en faveur de l’adoption d’une politique étrangère féministe en collaboration avec des organisations comme Care, Oxfam, Action Aid, ou encore Plan International. Au Royaume-Uni et en Allemagne, le Center for Feminist Foreign Policy, créé par deux jeunes femmes de moins de 30 ans en 2016, encourage des débats similaires pour ces pays et l’Union européenne. En parallèle, des spécialistes académiques étudient le phénomène et cherchent à définir un cadre d’analyse critique pour évaluer le potentiel et appréhender les conséquences de ce changement de positionnement.

Le CNCD-11.11.11 souhaite également contribuer aux réflexions. Il plaide depuis plusieurs années pour renforcer les engagements de la Belgique en matière d’égalité de genre et de droits des femmes et des filles. Il s’agit aujourd’hui pour la Belgique d’explorer la piste suivie par les pays qui ont récemment adopté une politique étrangère féministe.

[2IWDA, (2020), Policy brief : comparative analysis of feminist foreign policies, IWDA. https://iwda.org.au/resou...

[3Gouvernement de Suède, (2018), Handbook Sweden’s feminist foreign policy. https://www.government.se...

[4Gouvernement de Suède, A feminist government, www.government.se/governm...

[5Gouvernement de Suède, (2019), A Feminist Trade Policy www.government.se/informa...

[6Gouvernement de Suède, (2018 ; 2019), Ministère des Affaires Étrangères, The Swedish Foreign Service action plan for feminist foreign policy 2019–2022, including direction and measures for 2019.

[7Gouvernement de Suède, (2017), Ministère des Affaires Étrangères, Sweden’s feminist foreign policy – examples from three years of implementation.

[8Gabriella Irsten, (2019), How Feminist is the Swedish Feminist Foreign Policy ?, WILPF – Sweden, Center for Feminist Foreign Policy. https://centreforfeminist...

[9Poh-Janrell, J., (2017), How Feminist is Sweden’s foreign policy ? – English summary, Concord Sweden. https://concord.se/wp-con...

[10Ibidem

[11Gouvernement du Canada, Politique d’aide internationale féministe du Canada https://www.international...

[12Brown, S. & Swiss, L., (2017), Canada’s Feminist International Assistance Policy : Bold Statement or Feminist Fig Leaf ?, pp. 117 – 131, dans How Ottawa Spends 2017-2018, ed. Graham, K. & Maslove A., Carleton University, School of Public Policy and Administration ; Perreault, L-J., (2020), Politique étrangère : féministe, en gestes et en paroles, La Presse.ca ; OCDE, (2017 ; 2019 ; 2020), Aid in Support of Gender Equality and Women’s Empowerment Donor Charts.

[13Gouvernement du Canada, Aide internationale féministe - Trousse d’outils pour l’égalité des genres dans les projets.

[14Miller, K. & Jones, R., (2019), Vers un écosystème de financement féministe, AWID. https://www.awid.org/fr/p...

[15Gouvernement du Canada, Affaires mondiales Canada, Partenariat pour financer l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles dans les pays en développement.

[16IWDA & CARE, (2019), From rhetoric to reality : Towards a feminist foreign policy. Gender equality and foreign policy in the Australian Government Budget 2019-2020, IWDA.

[17Brewster, M., (2020), Canada strikes new deal with Saudi Arabia, clearing way for armoured vehicle sales, CBC.ca ; Perreault, L-J., (2020), op. cit.

[18Dhillon, J. & Parrish, W., (2019), Indigenous people outraged at Canada police’s possible use of lethal force, The guardian. ; Minkow, D., (2017), What You Need to Know About Fracking In Canada, The Narwhal.

[19Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, Tendances et motifs en matière de fémicide, sur http://www.femicideincana...

[20Brown, S. & Swiss, L., (2017), op. cit. ; Lee, D. (2018). What is Feminist Foreign Policy ? Analysis of Canada’s Feminist International Assistance Policy, A thesis submitted in partial fulfillment of the requirements for the Master’s degree in International Development and Globalization, University of Ottawa  ; Thomson J., (2020), The Growth of Feminist (?) Foreign Policy, E-International Relations (E-IR). ; Tiessen, R., (2019), What’s new about Canada’s feminist international assistance policy ; the problem and possibilities of ‘more of the same’, University of Calgary, School of Public Policy Publications, Vol.12 (44).

[21France diplomatie, Diplomatie féministe, https://www.diplomatie.go...

[22Coordination Sud, (2020), Diplomatie féministe : où en est la France ? https://www.coordinations...

[23Ballet, V., (2019), Lutte contre les féminicides : l’obligation de résultats, Libération. ; Osez le féminisme, (2019), Communiqué de presse : Grenelle : Lutter contre les féminicides est devenu une urgence absolue RFI, (2020), Violences conjugales : hausse du nombre de féminicides en France en 2019, RFI.

[24Coordination SUD, (2020), Op. cit. ; Coordination SUD, (2021), Diplomatie féministe : pour une APD genre à la hauteur des enjeux https://www.coordinations...

[27Agence française de développement, fonds de soutien aux organisations féministes, https://www.afd.fr/fr/fon...

[28Gouvernement luxembourgeois, Accord de coalition 2018-2023, https://gouvernement.lu/f...

[29CNCD-11.11.11, « She Decides » : Opération « one shot » ou soutien structurel aux droits des femmes ? www.cncd.be/She-Decides-o...

[30IWDA, (2020), Op. cit.

[31Gouvernement du Mexique, Ministère des Affaires étrangères (2020), Mexico adopts feminist foreign policy, https://www.gob.mx/sre/pr...

[32Alexopoulos T., (2017), The Canadian Feminist International-Assistance Policy : A Critique, Centre for Feminist Foreign Policy

[33SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement, Newsroom, Déclaration conjointe du 6 mai 2020 « Pour la protection de la santé et des droits sexuels et reproductifs et la promotion de l’égalité des genres pendant la crise de la COVID-19 ».

[34Feminist alliance For Rights, Call for a Feminist COVID-19 Policy, sur https://bit.ly/2xS3jV6&nbsp ; ; Feminist Response to COVID19, sur https://www.feministcovid...

[35Conseil consultatif Genre et Développement, (2020), Note du Conseil consultatif Genre et Développement pour une réponse à la pandémie de COVID-19 sensible à la dimension du genre.