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Alimenter des cantines scolaires pour lutter contre la malnutrition aiguë au Sénégal

22 avril 2022

Chaque année, 4 300 élèves sénégalais bénéficient d’une alimentaire diversifié, saine et produite localement grâce au projet de SOS Faim

Depuis plusieurs années, les chiffres de l’insécurité alimentaire ne font qu’augmenter, mais les événements récents exacerbent le phénomène et menacent les pays en développement de la pire crise alimentaire depuis plus d’une décennie. Les conséquences de la pandémie de Covid-19 Covid-19
Coronavirus
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, des dérèglements climatiques et de la guerre en Ukraine accentuent gravement l’insécurité alimentaire des pays les plus vulnérables.
Selon la FAO, la guerre en Ukraine amènera dès cette année 8 à 13 millions de personnes supplémentaires à s’additionner aux 811 millions de personnes touchées par la faim dans le monde. Les pays d’Afrique et du Moyen-Orient, qui dépendent de l’Ukraine et de la Russie pour plus de la moitié de leurs importations de céréales, sont particulièrement vulnérables.

Au Sénégal, 72% de la population vivent de l’agriculture et la grande majorité des exploitations agricoles est constituée de petites exploitations familiales qui éprouvent des difficultés à vivre de leur faible production, car ils bénéficient de très peu de soutien de l’Etat et sont concurrencés par les importations à bas prix.

  (Crédit : © SOS Faim )

Alors que les producteurs locaux manquent de débouchés pour leur production, la sécurité alimentaire des populations locales dépendent des importations ; elles sont donc très vulnérables aux fluctuations des prix mondiaux. Il en découle une malnutrition qui a d’importantes conséquences sur la santé et la scolarisation des enfants.

C’est pourquoi SOS Faim, avec l’aide de l’Opération 11.11.11 Opération 11.11.11
récolte de fonds
, soutient les producteurs locaux à travers un projet d’alimentation durable dans les cantines scolaires au Sénégal.

Depuis trois ans, SOS Faim et son partenaire au Sénégal, l’Association Nationale des Programmes de Développement Intégré (ANPDI), mettent en œuvre un programme d’accompagnement dans 20 écoles, afin de contribuer à une meilleure alimentation pour les enfants des villages touchés par une malnutrition aiguë dans les régions de Gossas et de Fatick.

L’objectif est de proposer à plus de 4 300 élèves une alimentation diversifiée et saine provenant des producteurs et productrices locaux.

SOS Faim a accompagné l’ANPDI dans la mise en réseau des éleveuses caprines et de maraichères dont le travail est extrêmement laborieux. En cause : les conditions climatiques défavorables et un manque de soutien des pouvoirs publics.

Concrètement, les organisations paysannes sont accompagnées afin de leur permettre de gagner les marchés publics et approvisionner les cantines avec une alimentation de qualité issue de l’agriculture biologique. Ce contrat avec les écoles permet de vendre de manière régulière leur production et encourage d’autres agriculteurs à les rejoindre.

Pour l’apport de protéines, SOS Faim a accompagné la mise en réseau de 300 éleveuses de chèvres afin de produire 5 000 litres de lait et en transformer une partie en yaourts notamment. D’un autre côté, 80 femmes exploitant des périmètres maraîchers fournissent les cantines avec plus d’une tonne de légumes par an.

SOS Faim a accompagné la mise en réseau de 300 éleveuses de chèvres afin de produire 5 000 litres de lait et en transformer une partie en yaourts notamment  (Crédit : © SOS Faim )

En 2021, plus de 500 familles d’enfants scolarisés ont contribué à alimenter les 20 cantines en céréales, en apportant directement cinq tonnes de produits locaux comme le mil, l’arachide ou le niébé.

Selon Bamol GUISSE, directeur d’école à Colobane :

«  Nous constatons déjà des résultats remarquables dans les écoles au niveau de la présence des élèves. Au départ, nous avions un effectif de 100 élèves, aujourd’hui, nous en avons quasiment 300. Cette augmentation est due au programme de cantine scolaire. On a donc vu un impact positif au niveau de notre école ».

Si nous voulons atteindre pour 2030 le deuxième Objectif de développement durable visé par les Nations Unies pour éradiquer la faim, il est indispensable de renforcer le rôle des organisations paysannes, de soutenir l’agriculture familiale et de promouvoir l’agro-écologie. Celle-ci fait appel aux savoirs locaux pour garantir une meilleure utilisation des sols, réduire la dépendance envers les engrais chimiques et préserver la biodiversité.

  (Crédit : © SOS Faim )

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